Quand il a franchi le seuil de la porte d'entrée, j'ai pensé "bienvenue chez nous cher ami!".

En septembre, les évènements se sont enchaînés avec facilité et évidence. Alix avait émis en juin le souhait d'apprendre le piano au Conservatoire. Je l'avais préparé à ce que la réponse soit négative tant les places sont rares. On nous avait conseillé le clavecin au cas où...et cette solution me séduisait finalement. Un matin, le téléphone a sonné et le secrétaire du Conservatoire nous apprenait qu'Alix avait une place en piano. Je me souviens très bien de quelle façon son visage s'est illuminé. Un rendez-vous était pris avec son professeur. Il restait un détail de taille...trouver un piano, puis lui trouver une place notre petite maison.
Quelques jours plus tard, nous dînions chez des amis et parlions des enfants, de la rentrée, de leurs activités...des discussions banales de parents. Et puis, j'ai parlé de ce cours de piano qui était inespéré et de notre recherche d'instrument. La solution a notre problème a alors été vite trouvée : mon amie avait dans un garde-meubles un piano, qu'elle avait rapporté de Moscou, souvenir de sa vie là-bas, et qui attendait depuis sept ans qu'on vienne le chercher. Un piano russe, "taillé directement dans l'arbre" pour reprendre les mots de notre accordeur. Certes, il est loin d'être parfait, mais depuis qu'il est là, la maison a changé. Et c'est bien.

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