Mes oreilles ont toujours apprécié la musique d'Erik Satie, ne la trouvant jamais triste. Tout au plus nostalgique. Je partage l'avis de ceux qui écrivent qu'il était un artiste complet, innovant.
J'apprécie son oeuvre, empreinte d'un esprit fantaisiste, d'une grande générosité mais sur laquelle plane une sorte de fatalité.

Voilà bientôt dix ans que Les Maisons Satie ont ouvert leur porte et pourtant, je n'avais jamais franchi leur seuil. Manée avait eu cette chance et m'avais raconté. Mais ça ne se raconte pas un tel voyage, ça se vit. Samedi, j'ai embarqué tout le monde, soutenue par ma petite pianiste et personne n'a regretté. Coiffés d'audioguides, nous avons traversé avec bonheur et curiosité chaque pièces, en commençant par le placard, bien entendu ! Impression de passer de l'autre côté du miroir, d'autant plus ressentie que la plus grande partie de ce parcours scénographique se déroule dans une quasi obscurité. La voix exceptionnelle de Michael Lonsdale nous emporte dans le quotidien imaginaire et loufoque de Satie. On se laisse aller et on en ressort grandi...leçon d'autodérision assimilée, leçon de pataphysique à approfondir.

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Depuis, Eugène nous mime la poire avec beaucoup de sérieux et d'application.
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