27 avril 2008
la transformation
C ' e s t l ' h i s t o i r e d ' u n p o t a g e r c h e z M a n é e .
Un potager commencé il y a quelques années, pas bien grand mais qui nous régalait le temps d'un été puis d'un automne.
La famille a grandi et il y a maintenant toutes ces bouches à nourrir et ce soucis de les nourrir correctement et sainement.
Ce potager a donc pris ses aises et ces jours-ci, nous avons bien travaillé : Cent soixante pieds de pommes de terre, des carottes, des radis, de la roquette et bientôt, des haricots, des petits pois, des concombres, des choux-raves, des tomates, des laitues...et le plaisir de plonger ses mains dans une terre riche, de croiser un lombric, une chenille, extraire une racine-intrus, creuser un petit sillon, y semer de minuscules graines puis les recouvrir.
Il faut maintenant patienter quelques jours, quelques semaines voire quelques mois, laisser le miracle de la nature se produire.



Près de l'eau, près de l'au-delà,
Près de l'eau de la fontaine,
se trouve un mécène
que j'aime autant que les arbres, le vent,
qui battent le temps, le temps d'une mesure,
et au fur à mesure que le chant avance,
la faune et la flore et les métaphores
entrent en transcendance en transformation.
(...)
La transformation, Dick Annegarn
26 avril 2008
bleu
Un bol d'air,
un bol de mer,
quatre jours au pays du granit.
S'asseoir sur le sable tiède,
écouter siffler le vent,
regarder danser les vagues,
et savourer cette enivrante sensation de liberté.
Remplir nos poches de coquillages et de galets polis,
Regarder les enfants voguer pour la première fois,
et rêver qu'un jour, des voiles plus hautes nous mèneront jusqu'au Cap Horn...
24 avril 2008
vert
Les vacances ont d'abord été vertes.
Comme la mousse,
comme l'herbe au printemps,
comme le paradis des amours enfantines.
C'est en Touraine,
que nous a accueilli Anne La Marraine.
avec ses sabots dondaine.
De l'eau,
Des chapeaux,
Des châteaux,
Des coteaux,
Des loupiots...



04 avril 2008
SDD #1
Moins courageuse que Monsieur, je n'ai presque pas utilisé le triporteur cet hiver, juste ma bicyclette.
C'était décidé, hier matin, en mettant le nez dehors, il me fallait le chevaucher à nouveau pour aller chercher les filles à l'école!
ça tombe bien, on est au beau milieu de la semaine du développement durable.
Edit : ne croyez pas que ce drôle de vélo représente une épreuve chaque fois que l'on monte dessus ; c'est quand même prévu pour transporter des enfants et donc très bien conçu...certes, je ne m'amuserai pas à essayer de prendre les côtes avec, mais sur du plat, ça roule très bien et le conduire ne représente pas un exploit !
01 avril 2008
fragments #1
Il y quelques mois, je découvrais Promenade d'un distrait, belle histoire un brin fantasque de Gianni Rodari illustrée par Béatrice Alemagna.
Le petit Giovanni part en promenade mais, malgré les recommandations de
sa maman, se laisse distraire par le monde qui l'entoure ; il en perd
un pied, une main, un oeil. Fort heureusement pour lui, les gens bien
attentionnés rapportent les morceaux à sa maman...
Cette petite merveille de livre est accompagnée d'un court film
d'animation, ayant pour narratrice l'illustratrice elle-même dont le
léger et charmant accent italien nous emporte dans la course folle de ce petit
garçon aux allures de lutin.
L'ensemble est graphiquement riche, douce combinaison de dessins et collages, toujours harmonieux.
L'histoire, quant à elle, est un bel hommage à l'enfance, et les fragments
du corps de Giovanni apparaissent comme une sorte de métaphore de
l'éparpillement, de la dispersion et de l'insouciance. Mais elle est
aussi un hommage à l'amour maternel ; une maman douce, à la fois
inquiète et respectueuse de la soif de liberté de son petit qui se sent
pousser des ailes ; cette maman qui, sans houspiller, rassemble
consciencieusement les morceaux de Giovanni que les gens lui
rapportent, comme par habitude, et le sert dans ses bras.
"-Il ne manque rien, Maman ? J'ai été bien, Maman ?
-Oui, Giovanni, tu as été vraiment bien."
La promenade d'un distrait
Gianni Rodani
Béatrice Alemagna
Editions du Seuil 2005













