01 juin 2009
chez manée #1
Maison vendue, objets emballés, meubles dispersés et protégés, porte des petits blés refermée...et nous voici dans la jolie maison de manée pour quelques semaines. Nous nous y sommes installés en posant ici et là nos inséparables, histoire de ne pas trop "déstabiliser" nos chérubins : petites boîtes d'objets miraculeux, lampes lapin et champignon, tableaux et photos préférés, livres fétiches etc.
Tout le monde profite de cette parenthèse de verdure avant l'installation dans la maison à la vielle porte rouge...
31 mars 2009
marcher
"On ne peut marcher en regardant les étoiles quand on a une pierre dans son soulier"
Le rendez-vous était fixé de bonne heure, et à une dizaine de kilomètres de notre cathédrale.
Une vague bleue pleine d'Espérance a traversé la Vallée de l'Eure, en chantant et en priant.
A l'arrivée, ils étaient plus de trois mille...trois mille a avoir marché entre une demie journée pour les plus jeunes et deux jours pour les aînés avec pour mot d'ordre "prendre le large et tenir le cap".
J'ai retrouvé mon Alix, souriante, heureuse, comme apaisée, même si elle en avait plein les pattes ! Et elle n'a qu'une hâte : réitérer cette expérience.
24 mars 2009
les femmes
Après le croisé, voici Alix la révoltée...j'ignore si elle est allée adhérer à un quelconque mouvement de libération de la femme en sortant de l'école...toujours est-il qu'elle laisse se défoule...ça va mieux en l'disant !!
Montjoie !
Qu'est-ce qui fait courir Eugène ?
Les chevaliers bien sûr, et plus particulièrement les Croisés.
D'où vient cette obsession de petit garçon...?
Et moi qui, naïvement, pensais que c'était les parents "formataient" leurs enfants !
Quoi qu'il en soit...voilà ce que nous avons "croisé" la semaine dernière, au Jardin de L'Evêché...(rebaptisé Jardin de l'Eméché ou bien encore Jardin des Déchets...)
Et voici un autre chevalier...le mien !
Dois-je lui raconter l'abominable Croisade des enfants du XIIIème siècle ?
...
Je plaisante, of course !!!
17 mars 2009
mon salon plié en quatre
C'était tentant de suivre le mouvement de la blogsphère, lancé par lisa et de faire quelques clichés de cette pièce qui sert d'entrée, de salon, de salle à manger, de salle de musique, de bureau...et qui ne fait que 25m2...avant de continuer à mettre ce qui l'habille en carton.
J'avoue avoir eu du mal à l'apprivoiser. Malgré tout, nous y avions installé des objets que nous aimions particulièrement et y régnait une atmosphère familière...
#1 Une lampe en lames d'aluminium, que Monsieur avait ramassée sur un déballage voilà de nombreuses années...quand le joli 70' ne valait encore presque rien ! J'aime bien la lumière qu'elle diffuse...
#2 Une partie de la bibliothèque...les romans favoris, une collec' de tashen, de l'archi' mais surtout un banjo-mandoline qui appartenait à mon arrière-grand-père et que Manée a offert à son gendre. Depuis, il sonne comme un ukulélé !
#3 Une petite huile, également trouvée dans un vide-grenier...l'année dernière. Je l'avais repérée de très loin...c'était une dame d'un certain âge et très distinguée qui se séparait de certains objets de sa résidence secondaire. Je ne saurais donner les raisons de mon engouement...ça ne s'explique pas, certaines choses vous touchent, vous attirent et vous séduisent car elles résonnent en vous différemment...justement.
#4 Un miroir ancien et piqué, chiné chez un broc il y a aussi de nombreuses années. Je l'ai habillé d'une guirlande lumineuse et de quelques papillons de la Droguerie. J'y suis attachée car il a toujours su s'intégrer là où nous nous installions et à chaque déménagement, j'ai l'impression de repartir avec un morceau de ma maison.
14 mars 2009
peau
Dans les années 85, début juillet, j'allais rejoindre Manée en Indiana et passais quelques semaines dans une maison-cabane plantée au pied d'une colline verdoyante où serpentait une petite rivière : Brummetts Creeks. Voilà un nom surgi du passé ! Malgré la chaleur et le taux d'humidité proches de l'insoutenable, l'absence d'eau courante, une faune et une flore merveilleuse mais parfois hostiles, je garde d'excellents souvenirs de ces vacances, dignes des nouvelles de Barbara Kingsolver. Là-bas, j'y ai appris, entre autres choses, à me lever les week end dès potron minet pour partir à la chasse aux trésors...nous embarquions à l'aube dans un Van pourri, avec une carte du coin, et le journal local de la veille, une bouteille d'eau, destination les Yard Sale ! Nous arrivions chez les gens qui nous ouvraient les portes de leur jardins, de leur garage ou encore de leur salon et nous vendaient souvent pour quelques cents seulement des objets dont ils voulaient se séparer. J'y ai chiné des 33 tours et des maxi 45 que je n'aurais jamais trouvés en France : du Prince, du Bowie..., des fringues, et des babiolles que je trouvais "jolies". Mes valises étaient plus remplies à mon retour qu'à mon arrivée ! Parmi ces trésors, aujourd'hui, à la maison, il en reste un : une peau de lapin ! Je me souviens avoir passé la main dessus, par curiosité et avoir été fascinée par son infinie douceur...
Il y a environ un an, alors que je ressortais et triais quelques souvenirs d'enfance chez Manée, Capucine est tombée en arrêt ; elle a eu la même réaction que moi en plongeant ses petits doigts dans la fourrure épaisse, et me l'a chapardée illico !
Allez, ma fille, ma Belle, c'est ta Bête...je te la donne. Elle te correspond si bien !
08 février 2009
à mon chevet...
Voilà un idée amusante, car elle invite à dévoiler un tout petit bout de soi ! Et accessoirement, elle me donne une occasion de publier un billet... Merci Lisa !
A mon chevet, rien de très original...
Des livres...mais pas n'importe lesquels...ce sont ceux que j'ai commencé, il y a un an, un mois, un jour, et que j'ai lâchement abandonné, soit parce que j'en commençais un autre, soit parce que je les ai oubliés, soit parce j'ai envie de les reprendre ! Du Lodge, du Orsenna, du Kingsolver, des contes Zen (!), Petit éloge du sensible, d'Elisabeth Barillé que j'ai commencé chez madame Esperluète en attendant mon tour en caisse...et quand je suis courageuse, Experimental Music : Cage et au-delà, de Mickael Nyman, que j'ai emprunté. Généralement, mes romans en cours traînent plutôt ailleurs.
A mon chevet il y a aussi un galet, ramassé en Bretagne...
31 janvier 2009
ça bouge
Allez, on oublie un peu la grisaille de l'hiver et de l'humeur, on visite les blogosisters, et on essaie de retrouver de bonnes habitudes, à savoir, entretenir un minimum le Tourbillon de la vie qui ne tourne pas bien rond.
Entre la joyeuse meute, les cours et les cartons, on devrait quand pouvoir caser un post de temps à autre...
La semaine dernière, les meubles du salon ont bougé et se sont tassés le long des murs pour une séance photos. Objectif carte de voeux oblige. Monsieur était limite exaspéré...mais d'autres s'en sont donné à coeur joie...une heure de grand n'importe quoi, à "se la jouer", à s'amuser.
15 janvier 2009
Monsieur Wilhem
Il y a quelques mois, un soir, tard, à la radio je découvrais un jeune pianiste...qui passait dans une salle parisienne le lendemain. Il interprétait Villa-Lobos, Guastavino,...entre autres...avec un petit je ne sais quoi en plus. J'avais eu du mal à retenir son nom mais après quelques recherches, je n'eus aucun mal à retrouver le prodige sur internet! Il était bien évidemment trop tard pour retenir une quelconque place de concert...mais je ne suis promis et j'irais, plus tard. Et puis j'ai appris qu'il était ami avec quelqu'un que je connais...un peu...j'ai trouvé la coïncidence amusante et le personnage encore plus attachant. Il me fallait l'écouter, encore...et "on" m'a gentiment prêté un CD...et puis ce n'était pas assez. Je suis allée chercher une dose chez LE disquaire-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom...L'album s'appelle Impressoes. Compositeurs argentins et brésiliens s'y côtoient en bonne intelligence. Depuis le jeu coloré de Monsieur Wilhem, ou Wilhem Latchoumia traverse la chose qui me sert d'âme avec une rare résonance. Son piano enveloppe avec une grâce vive, légère, de notes claires et aériennes. Allez, j'avoue : perso, j'ai un petit faible pour le dernier morceau de l'album, Bailecito, un charmant tourbillon qui fait tourner la tête ! Il n'y a finalement pas grand chose à dire de plus... Merci à lui. Infiniment.
Photo L.Perbet
08 janvier 2009
118
...
Je décidai enfin de me rendre en mission.
Un couloir, puis un escalier, puis un autre couloir...Je me dirigeais sans savoir où j'allais.
Tourner à gauche, puis encore à gauche...c'est un labyrinthe familier où j'avoue aimer me perdre.
En fait, je sais exactement où je suis et où je vais. Le rythme de mes pas est calé sur celui de la Mélodie hongroise de Schubert sortant de mes écouteurs et j'exulte. C'est déjà la fin du morceaux, soit trois minutes et quarante et une secondes pour la version de Vladimir Ashkenazy, et j'ai soudain la sensation que mon coeur bat à rompre veines et artères. Une force indéfinissable me pousse malgré tout à poursuivre mon chemin, presque les yeux fermés.
En apercevant au loin la cible que je me suis fixée, je comprends que je ne ferai plus demi-tour. Le meilleur moyen de ne pas défaillir dans ces moments est sans nul doute de retenir son souffle et de penser à une ânerie desprogienne ; ce que je m'empressai de faire.
Une fois l'objectif atteint, objet-prétexte au contenu mystérieusement précieux, une fois l'impression de glace dissipée, tout autour semble normal, presque banal et il ne se passe rien. Nada.
Je reprends le chemin en sens inverse, avec l'amère sensation d'avoir oublier quelque chose, une phrase.
L'appréhension s'est mue en une sorte de colère intérieure. J'aurai beau ouvrir la bouche ; aucun son n'en sortira.
Et dehors, enfin, le froid me réveille.
...
Sur ce, je vais enfin pouvoir écouter Continuo.

















