28 juillet 2009
home #1
Nous y sommes.
Et nous y sommes bien.
Voilà maintenant trois semaines que nous avons les clefs de la jolie porte rouge.
Certes, elle n'est pas toute jeune et laisse passer l'air...mais au moins, on respire.
Et derrière, se cache aussi des trésors et une histoire.
24 mars 2009
les femmes
Après le croisé, voici Alix la révoltée...j'ignore si elle est allée adhérer à un quelconque mouvement de libération de la femme en sortant de l'école...toujours est-il qu'elle laisse se défoule...ça va mieux en l'disant !!
31 janvier 2009
ça bouge
Allez, on oublie un peu la grisaille de l'hiver et de l'humeur, on visite les blogosisters, et on essaie de retrouver de bonnes habitudes, à savoir, entretenir un minimum le Tourbillon de la vie qui ne tourne pas bien rond.
Entre la joyeuse meute, les cours et les cartons, on devrait quand pouvoir caser un post de temps à autre...
La semaine dernière, les meubles du salon ont bougé et se sont tassés le long des murs pour une séance photos. Objectif carte de voeux oblige. Monsieur était limite exaspéré...mais d'autres s'en sont donné à coeur joie...une heure de grand n'importe quoi, à "se la jouer", à s'amuser.
08 janvier 2009
118
...
Je décidai enfin de me rendre en mission.
Un couloir, puis un escalier, puis un autre couloir...Je me dirigeais sans savoir où j'allais.
Tourner à gauche, puis encore à gauche...c'est un labyrinthe familier où j'avoue aimer me perdre.
En fait, je sais exactement où je suis et où je vais. Le rythme de mes pas est calé sur celui de la Mélodie hongroise de Schubert sortant de mes écouteurs et j'exulte. C'est déjà la fin du morceaux, soit trois minutes et quarante et une secondes pour la version de Vladimir Ashkenazy, et j'ai soudain la sensation que mon coeur bat à rompre veines et artères. Une force indéfinissable me pousse malgré tout à poursuivre mon chemin, presque les yeux fermés.
En apercevant au loin la cible que je me suis fixée, je comprends que je ne ferai plus demi-tour. Le meilleur moyen de ne pas défaillir dans ces moments est sans nul doute de retenir son souffle et de penser à une ânerie desprogienne ; ce que je m'empressai de faire.
Une fois l'objectif atteint, objet-prétexte au contenu mystérieusement précieux, une fois l'impression de glace dissipée, tout autour semble normal, presque banal et il ne se passe rien. Nada.
Je reprends le chemin en sens inverse, avec l'amère sensation d'avoir oublier quelque chose, une phrase.
L'appréhension s'est mue en une sorte de colère intérieure. J'aurai beau ouvrir la bouche ; aucun son n'en sortira.
Et dehors, enfin, le froid me réveille.
...
Sur ce, je vais enfin pouvoir écouter Continuo.
27 octobre 2008
Icare
Voilà encore un mystère...celui du temps qui change notre perception des choses et de la vie.
Au collège, on m'avait un peu obligée à faire du latin ; je trouvais ça difficile, fastidieux et avais la vague impression de ne rien apprendre de très constructif...finalement, après quelques temps, quand on nous a jeté dans les eaux méditerranéennes de la mythologie et que l'heure des versions et des thèmes avait sonné, je m'en suis donnée à coeur joie. Cette discipline rébarbative était devenue un vrai plaisir, et ce malgré les cours soporifiques de l'épouse de Monsieur le Député-Maire de l'époque.
Parmi les nombreuses versions croisées, celle d'Icare est sans nul doute celle qui a retenu ma plus grande attention.
Qui n'a jamais rêvé d'avoir des ailes ? Qui n'a jamais rêvé de s'envoler et de planer au-dessus des décors pour avoir une autre vue du monde ? Qui n'a jamais rêvé de se sentir porté par cette force invisible, comme enveloppé par l'inconnu ?
Qui renoncerait à l'ivresse et à l'excitation du vertige ?
Pas moi...
La légende d'Icare a été une véritable révélation, tant par l'idée de base, celle de se fabriquer des ailes pour prendre la fuite, que par son enseignement : comment maîtriser ce désir d'aller toujours plus haut, au risque de devoir se retrouver confronter à notre simple condition d'être humain ?
On ne m'a pas appris à rester "raisonnable"...ou bien, c'était il y a longtemps, ou bien je n'ai jamais voulu l'entendre.
Paradoxalement, je m'efforce d'apprendre à ma douce progéniture à l'être car quand on se rapproche trop près du soleil et que la cire se met à fondre de manière irréversible, l'atterrissage est souvent douloureux.
J'espère que mademoiselle Capucine le comprendra un jour, même si ses plumes sont du plus bel effet.
Quant à moi, j'ai encore égaré mes ailes...
26 octobre 2008
manée's birthday
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Manée.
Alors on fait gâteau,
on emballe un cadeau,
Et on va aller la retrouver...
26 juin 2008
"A VENDRE"
Drôle et étrange sensation que celle d'agrafer sur son portail une pancarte "A VENDRE".
Ni triste, ni gaie, j'ai l'impression qu'un vent souffle et nous pousse à aller voir ailleurs.
Vers où ?
18 juin 2008
bucolique
Alix a écrit un petit texte, comme ça, pour son plaisir. Et me l'a donné.
Dans mon jardin
Dans mon jardin, j'ai plein de fleurs.
Elles s'appellent Iris, Bleuet, Géranium, Belle de jour, Rose, Jonquille, Violette, Pissenlit, Reine des près, Pensées, Boutons d'or et Fleurs de carotte.
Les papillons tournent en rond,
Les abeilles et les bourdons butinent,
Tout est calme.
Dans les buissons, les lapins se cachent pour manger leurs carottes.
Ne l'oubliez pas...
Dans ce jardin, tout est calme.
01 mai 2008
une marraine en sabots
Eugène aime beaucoup sa marraine un peu farf' en sabots, qui lui raconte de belles histoires, qui lui coud des drôles d'animaux, et qui a "une maison très joulie avec une cabane".
Eugène a choisi trois photos pour mettre dans sa chambre dont une de son baptême, dans les bras de sa maman, à côté d'Anne la marraine, et une autre dans les bras de celle-ci, lisant une histoire, celle de Lundi, d'Anne Herbaut, me semble-t-il.
Eugène et ses grandes soeurs ont reçu de cette marraine, des merveilles de cadeaux, des cadeaux comme on les aiment ici, parce qu'en plus de plaire à nos yeux, ils sont fabriqués avec un amour sincère.
25 mars 2008
désuet
Après le tourbillon de Pâques, le Festival et des retrouvailles, nous avions envie de reprendre notre souffle.
La journée du lundi fût donc plus posée et plus reposante, chez Manée. Dehors, la pluie continuait de tomber. Alors, Manée a sorti un carton de derrière les fagots, un carton dont elle m'avait déjà parlé mais qui était resté rangé, depuis quelques années. Un carton contenant une sorte de trésor...un lot, une multitude d'images, de chromo, accumulés, collectionnés, soigneusement rangés. Des images d'enfants, des scènes de vie quotidienne, des coloniales, des pieuses, des humoristiques...
Deux heures à les regarder, à les trier par séries et à s'extasier. Et en mettre certaine de côté.




















