le tourbillon de la vie

08 février 2011

Un an ? Déjà ?
Je vous épargnerai le récit de l'année 2010 avec son lot de joies, de peines, et toutes les questions que l'on persiste à se poser, à s'imposer...
Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, j'avais envie d'écrire un petit billet tant l'article que j'ai récemment lu m'a enthousiasmé. Il a été écrit par Fred Vargas, écrivain, historienne, archéologue et  résume grosso modo l'état de la planète et ce qui nous attend dans les années à venir... tout ceci avec légèreté, évidence et non sans un certain humour !
"Franchement, on s'est bien marré!"

❝Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis «  nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.❞

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21 février 2010

Happy Sunday Evening

Une journée dans le Perche, chez Dady et l'on retrouve le temps et le plaisir de marcher ensemble à travers les chemins, de regarder le paysage encore endormi dans l'hiver : la lumière n'est plus tout à fait la même ; elle semble plus rose.
J'ai observé les enfants courir, se rouler dans l'herbe, sauter, donner à manger à la jument, se cacher dans les fossés, chercher les poissons dans les mares, et prendre les mains de leurs très jeunes oncle et tante. Je me suis souvenu qu'il y a quinze ans, j'avais leur âge, qu'eux avaient celui de mes enfants et que nous empruntions ce même sentier...je me suis souvenu qu'il y a trente ans, j'avais l'âge d'Eugène, et que par ce même sentier, j'accompagnais Manée pour aller jusqu'à la petite source.
Voilà un dimanche qui clôt les vacances d'hiver d'une bien jolie façon...
Voilà un happy sunday evening pour la collec' de Poppy.

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qualice

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17 février 2010

nagawika

Au pied du sapin, un tipi avait été déposé pour Eugène. J'étais loin d'imaginer qu'il serait le lieu de tant d'histoires inventées, qu'il serait aussi fédérateur ! Il n'est pas forcément question d'indiens et de carquois ; il est tantôt cuisine, cabane de lecture, école, tantôt salle de projection de DVD...Mais ce soir, il a retrouvé sa fonction originelle, il est tipi et notre petit garçon y a installé son nid pour la nuit et s'y est endormi...

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24 novembre 2009

copenhagen 2009

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monsieur cello

C'est le nom que Capucine a donné à son nouvel ami.
Du haut de ses six ans et demi, elle s'était mis en tête qu'elle commencerait le violoncelle cette année. Pourquoi pas après tout...si le Conservatoire a une petite place pour elle !
Et puis un jour de septembre, nous sommes rentrées du Cloître des Cordeliers avec un quart de violoncelle dans le dos.
Il a fallu l'apprivoiser un peu, lui titiller les cordes ! On pizz' à tout bout de champs pour se familiariser avec ses notes et la clef de fa, on enchaîne...
Et depuis samedi, on fait glisser l'archet...c'est une autre histoire !!!

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02 octobre 2009

derrière la porte...

...il y a un long et étroit couloir au bout duquel une autre petite porte vitrée, puis un mur de brique...et quelques mètres carrés de verdure.

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autour de la porte

Les feuilles de l'ampélopsys commencent à se teinter d'une nouvelle couleur pour se fondre au rouge de chine, que j'aime tant, de la porte d'entrée...et habiller les volets blancs d'un joli manteau pour les premiers frimas de l'automne.

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28 juillet 2009

home #1

Nous y sommes.
Et nous y sommes bien.
Voilà maintenant trois semaines que nous avons les clefs de la jolie porte rouge.
Certes, elle n'est pas toute jeune et laisse passer l'air...mais au moins, on respire.
Et derrière, se cache aussi des trésors et une histoire.

porte

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29 juin 2009

marie-odile

Je vous est déjà parlé de cette grande dame, de cette femme hors du commun et exceptionnelle ; elle que je rencontre depuis mon enfance sur notre petit marché de chartres, elle qui fait la meilleure crème fraîche du monde, celle que l'on déguste à la petite cuiller ; elle qui n'a pas attendu les années 2000 pour promouvoir l'agriculture biologique et paysanne et qui a su entretenir chez nous cette conviction, sans prosélytisme aucun.
Après tant d'années de labeur, car une ferme et une petite exploitation familiale comme la sienne représentent une charge de travail extraordinaire, Marie-Odile a aujourd'hui envie de se reposer et de laisser les rênes à l'un de ces six enfants.
Samedi, pour fêter son départ et aussi pour remercier les habitués, les amis mais aussi ceux qui passent comme ça et aussi un peu l'aider à tourner cette grande page de sa vie, elle avait installer une grande table toute simple, toute belle, à son image : des produits rares tant ils sont bons : des biscuits aux sésames, aux herbes, des tommes, des fromages frais, du jus de pommes et de gigantesques bouquets de bleuets.
Et aussi un petit mot, ses mots pour dire merci :

    "Fidèles et unique vous l'étiez vraiment, du plus ancien au plus récent, remerciements ! Après tant d'années de fidélité partagée, nous nous éclipsons, c'est vrai car ma foi, au temps on n'y échappe pas (...)Et maintenant faisons le fête, aux amis et pourquoi pas à la retraite !"

marie_Odile1 marie_Odile2

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18 juin 2009

romance

Une fillette
Un piano
Une audition de fin de deuxième année 
Une Romance de Gurlitt
Une mention très bien pour un jeu "très musical".
Un sourire et un soupir.

alix1

Posté par klere à 22:33 - - Commentaires [12]