05 mai 2008
rendez-vous
Cet après-midi, j'avais rendez-vous chez mon petit "libraire de province" avec un livre que beaucoup d'entre nous attendaient, Intemporels pour enfants, d'Astrid Le Provost. Après avoir déposé les filles et leur bicyclette à l'école, j'ai couru ventre à terre chercher ledit ouvrage qui n'était pas encore installé dans les rayonnages. Je suis rentrée toute guillerette, me suis installée à l"ombre, les pieds dans le frais de l'herbe et l'ai feuilleté une première fois, amusée et admirative en découvrant Zélie, Eugènie, La Prune et le Pruneau, photographiés par Paul Bertin. Puis, la deuxième lecture fût plus recueillie ; je découvrais le fond du livre, des habits à la fois simples, sobres et raffinés réalisés dans de beaux matériaux et ayant une belle tenue. Et me voilà emportée dans un flot d'optimisme, un engouement sans limite...La troisième fût technique : par quoi commencer ? et comment ceci est-il monté ?
En rentrant de l'école, les filles ont vu le livre sur la table du jardin et se sont empressées de le feuilleter à leur tour, toute étonnées d'y rencontrer des copines de leur poupée. Elles ont d'office choisi la jolie jupe en lin et popeline qui tourne.
Mais voilà...
Peu de temps après, je recevais un mail expliquant que les patrons étaient tous faux suite à une erreur de l'imprimeur, qu'il fallait renvoyer le livre à l'éditeur et attendre que ce dernier nous expédie la version corrigée...je n'ai pas pris le temps de déplier les patrons pour vérifier cette info...
La déception passée, je me dis que j'ai malgré tout passé un bel après midi.
Merci à Astrid Le Provost.
01 mai 2008
une marraine en sabots
Eugène aime beaucoup sa marraine un peu farf' en sabots, qui lui raconte de belles histoires, qui lui coud des drôles d'animaux, et qui a "une maison très joulie avec une cabane".
Eugène a choisi trois photos pour mettre dans sa chambre dont une de son baptême, dans les bras de sa maman, à côté d'Anne la marraine, et une autre dans les bras de celle-ci, lisant une histoire, celle de Lundi, d'Anne Herbaut, me semble-t-il.
Eugène et ses grandes soeurs ont reçu de cette marraine, des merveilles de cadeaux, des cadeaux comme on les aiment ici, parce qu'en plus de plaire à nos yeux, ils sont fabriqués avec un amour sincère.
27 avril 2008
la transformation
C ' e s t l ' h i s t o i r e d ' u n p o t a g e r c h e z M a n é e .
Un potager commencé il y a quelques années, pas bien grand mais qui nous régalait le temps d'un été puis d'un automne.
La famille a grandi et il y a maintenant toutes ces bouches à nourrir et ce soucis de les nourrir correctement et sainement.
Ce potager a donc pris ses aises et ces jours-ci, nous avons bien travaillé : Cent soixante pieds de pommes de terre, des carottes, des radis, de la roquette et bientôt, des haricots, des petits pois, des concombres, des choux-raves, des tomates, des laitues...et le plaisir de plonger ses mains dans une terre riche, de croiser un lombric, une chenille, extraire une racine-intrus, creuser un petit sillon, y semer de minuscules graines puis les recouvrir.
Il faut maintenant patienter quelques jours, quelques semaines voire quelques mois, laisser le miracle de la nature se produire.



Près de l'eau, près de l'au-delà,
Près de l'eau de la fontaine,
se trouve un mécène
que j'aime autant que les arbres, le vent,
qui battent le temps, le temps d'une mesure,
et au fur à mesure que le chant avance,
la faune et la flore et les métaphores
entrent en transcendance en transformation.
(...)
La transformation, Dick Annegarn
26 avril 2008
bleu
Un bol d'air,
un bol de mer,
quatre jours au pays du granit.
S'asseoir sur le sable tiède,
écouter siffler le vent,
regarder danser les vagues,
et savourer cette enivrante sensation de liberté.
Remplir nos poches de coquillages et de galets polis,
Regarder les enfants voguer pour la première fois,
et rêver qu'un jour, des voiles plus hautes nous mèneront jusqu'au Cap Horn...
24 avril 2008
vert
Les vacances ont d'abord été vertes.
Comme la mousse,
comme l'herbe au printemps,
comme le paradis des amours enfantines.
C'est en Touraine,
que nous a accueilli Anne La Marraine.
avec ses sabots dondaine.
De l'eau,
Des chapeaux,
Des châteaux,
Des coteaux,
Des loupiots...



04 avril 2008
SDD #1
Moins courageuse que Monsieur, je n'ai presque pas utilisé le triporteur cet hiver, juste ma bicyclette.
C'était décidé, hier matin, en mettant le nez dehors, il me fallait le chevaucher à nouveau pour aller chercher les filles à l'école!
ça tombe bien, on est au beau milieu de la semaine du développement durable.
Edit : ne croyez pas que ce drôle de vélo représente une épreuve chaque fois que l'on monte dessus ; c'est quand même prévu pour transporter des enfants et donc très bien conçu...certes, je ne m'amuserai pas à essayer de prendre les côtes avec, mais sur du plat, ça roule très bien et le conduire ne représente pas un exploit !
01 avril 2008
fragments #1
Il y quelques mois, je découvrais Promenade d'un distrait, belle histoire un brin fantasque de Gianni Rodari illustrée par Béatrice Alemagna.
Le petit Giovanni part en promenade mais, malgré les recommandations de
sa maman, se laisse distraire par le monde qui l'entoure ; il en perd
un pied, une main, un oeil. Fort heureusement pour lui, les gens bien
attentionnés rapportent les morceaux à sa maman...
Cette petite merveille de livre est accompagnée d'un court film
d'animation, ayant pour narratrice l'illustratrice elle-même dont le
léger et charmant accent italien nous emporte dans la course folle de ce petit
garçon aux allures de lutin.
L'ensemble est graphiquement riche, douce combinaison de dessins et collages, toujours harmonieux.
L'histoire, quant à elle, est un bel hommage à l'enfance, et les fragments
du corps de Giovanni apparaissent comme une sorte de métaphore de
l'éparpillement, de la dispersion et de l'insouciance. Mais elle est
aussi un hommage à l'amour maternel ; une maman douce, à la fois
inquiète et respectueuse de la soif de liberté de son petit qui se sent
pousser des ailes ; cette maman qui, sans houspiller, rassemble
consciencieusement les morceaux de Giovanni que les gens lui
rapportent, comme par habitude, et le sert dans ses bras.
"-Il ne manque rien, Maman ? J'ai été bien, Maman ?
-Oui, Giovanni, tu as été vraiment bien."
La promenade d'un distrait
Gianni Rodani
Béatrice Alemagna
Editions du Seuil 2005
26 mars 2008
canabane
Bientôt, ils pourront gambader dans les chemins et s'aventurer dans les forêts, découvrir les fleurs sauvages, les insectes, ramasser des branches, de la mousse et faire des cabanes. Mais l'heure n'est pas encore venue et il faut patienter encore un peu. C'est mercredi matin, on se lève dès potron-minet pour profiter de la journée...on reste en tenue de nuit jusqu'à point d'heure et on joue à aller pique-niquer dans la pièce à vivre où l' on construit une cabane sous la table et une autre sur le canapé. Pour cela, on a sorti des draps, des couvertures, des coussins, des pinces à linges. Cabane, tanière, ou cahute, l'important est de se cacher pour jouer, et d'observer sans être vu. On est si bien dans ces refuges que parfois, on s'y assoupi.
25 mars 2008
désuet
Après le tourbillon de Pâques, le Festival et des retrouvailles, nous avions envie de reprendre notre souffle.
La journée du lundi fût donc plus posée et plus reposante, chez Manée. Dehors, la pluie continuait de tomber. Alors, Manée a sorti un carton de derrière les fagots, un carton dont elle m'avait déjà parlé mais qui était resté rangé, depuis quelques années. Un carton contenant une sorte de trésor...un lot, une multitude d'images, de chromo, accumulés, collectionnés, soigneusement rangés. Des images d'enfants, des scènes de vie quotidienne, des coloniales, des pieuses, des humoristiques...
Deux heures à les regarder, à les trier par séries et à s'extasier. Et en mettre certaine de côté.
18 mars 2008
kapla
Un baril rempli de petites planches en bois. C'était une idée toute simple, mais de génie. On ne se lasse pas de construire, toujours plus haut, toujours plus compliqué, toujours plus hasardeux, juste pour voir ce que l'on est capable de faire et jusqu'où on peut aller ! C'est exaltant. Puis, on attend que ça tombe et sinon, on provoque l'effondrement. C'est grisant.



























