18 juin 2009
romance
Une fillette
Un piano
Une audition de fin de deuxième année
Une Romance de Gurlitt
Une mention très bien pour un jeu "très musical".
Un sourire et un soupir.
15 janvier 2009
Monsieur Wilhem
Il y a quelques mois, un soir, tard, à la radio je découvrais un jeune pianiste...qui passait dans une salle parisienne le lendemain. Il interprétait Villa-Lobos, Guastavino,...entre autres...avec un petit je ne sais quoi en plus. J'avais eu du mal à retenir son nom mais après quelques recherches, je n'eus aucun mal à retrouver le prodige sur internet! Il était bien évidemment trop tard pour retenir une quelconque place de concert...mais je ne suis promis et j'irais, plus tard. Et puis j'ai appris qu'il était ami avec quelqu'un que je connais...un peu...j'ai trouvé la coïncidence amusante et le personnage encore plus attachant. Il me fallait l'écouter, encore...et "on" m'a gentiment prêté un CD...et puis ce n'était pas assez. Je suis allée chercher une dose chez LE disquaire-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom...L'album s'appelle Impressoes. Compositeurs argentins et brésiliens s'y côtoient en bonne intelligence. Depuis le jeu coloré de Monsieur Wilhem, ou Wilhem Latchoumia traverse la chose qui me sert d'âme avec une rare résonance. Son piano enveloppe avec une grâce vive, légère, de notes claires et aériennes. Allez, j'avoue : perso, j'ai un petit faible pour le dernier morceau de l'album, Bailecito, un charmant tourbillon qui fait tourner la tête ! Il n'y a finalement pas grand chose à dire de plus... Merci à lui. Infiniment.
Photo L.Perbet
10 juin 2008
cloître des Cordeliers
C'est un endroit un peu magique et hors du temps.
Les cordeliers étaient des frères Penitents appelés ainsi à cause de la corde qu'ils portaient par dessus leur vêtement de drap gris. Ils arrivent à Chartres au XIIIème siècle et édifient un couvent près de la Porte Saint Michel au milieu du XVIème siècle. Ces frères seront balayés par le vent révolutionnaire et les bâtiments serviront d'Ecole centrale et de bibliothèque départementale.
Depuis quelques années, c'est l"Ecole Nationale de Musique et de Danse qui a investi les lieux et nos enfants ont cette chance d'apprendre et de travailler leur art dans ce cadre proche de l'exceptionnel.
Quand le temps le permet, il nous arrive même de déjeuner dans la vaste cour intérieure et d'admirer ses colonnes toscanes.
Et cet après midi, il y avait cette audition, cet "examen" de piano pour Alix, le premier... l'anxiété l'a progressivement envahie et ses joues blanches sont soudainement devenues marbrées quand le jury l'a invité a s'installer devant le clavier. Son professeur avait choisi un morceaux de Duvernoy qu'elle maîtrisait bien. Une erreur rapidement surmontée. Elle était tout de même déçue et au bord des larmes. Le jury a délibéré et a rappelé les sept élèves pour annoncer les résultats.
De la maturité, un joli grain et déjà de la couleur...
Une larme versée.
24 février 2008
En forme de poire
Mes oreilles ont toujours apprécié la musique d'Erik Satie, ne la trouvant jamais triste. Tout au plus nostalgique. Je partage l'avis de ceux qui écrivent qu'il était un artiste complet, innovant.
J'apprécie son oeuvre, empreinte d'un esprit fantaisiste, d'une grande générosité mais sur laquelle plane une sorte de fatalité.
Voilà bientôt dix ans que Les Maisons Satie ont ouvert leur porte et pourtant, je n'avais jamais franchi leur seuil. Manée avait eu cette chance et m'avais raconté. Mais ça ne se raconte pas un tel voyage, ça se vit. Samedi, j'ai embarqué tout le monde, soutenue par ma petite pianiste et personne n'a regretté. Coiffés d'audioguides, nous avons traversé avec bonheur et curiosité chaque pièces, en commençant par le placard, bien entendu ! Impression de passer de l'autre côté du miroir, d'autant plus ressentie que la plus grande partie de ce parcours scénographique se déroule dans une quasi obscurité. La voix exceptionnelle de Michael Lonsdale nous emporte dans le quotidien imaginaire et loufoque de Satie. On se laisse aller et on en ressort grandi...leçon d'autodérision assimilée, leçon de pataphysique à approfondir.

Depuis, Eugène nous mime la poire avec beaucoup de sérieux et d'application.
16 février 2008
piano
Quand il a franchi le seuil de la porte d'entrée, j'ai pensé "bienvenue chez nous cher ami!".
En septembre, les évènements se sont enchaînés avec facilité et évidence. Alix avait émis en juin le souhait d'apprendre le piano au Conservatoire. Je l'avais préparé à ce que la réponse soit négative tant les places sont rares. On nous avait conseillé le clavecin au cas où...et cette solution me séduisait finalement. Un matin, le téléphone a sonné et le secrétaire du Conservatoire nous apprenait qu'Alix avait une place en piano. Je me souviens très bien de quelle façon son visage s'est illuminé. Un rendez-vous était pris avec son professeur. Il restait un détail de taille...trouver un piano, puis lui trouver une place notre petite maison.
Quelques jours plus tard, nous dînions chez des amis et parlions des enfants, de la rentrée, de leurs activités...des discussions banales de parents. Et puis, j'ai parlé de ce cours de piano qui était inespéré et de notre recherche d'instrument. La solution a notre problème a alors été vite trouvée : mon amie avait dans un garde-meubles un piano, qu'elle avait rapporté de Moscou, souvenir de sa vie là-bas, et qui attendait depuis sept ans qu'on vienne le chercher. Un piano russe, "taillé directement dans l'arbre" pour reprendre les mots de notre accordeur. Certes, il est loin d'être parfait, mais depuis qu'il est là, la maison a changé. Et c'est bien.







